Vous hésitez encore ?

20/05/2014

Aujourd’hui, seule l’écologie politique propose une véritable alternative pour une transition vers une société moins inégalitaire, une économie au service des gens, une humanité en paix avec son environnement et une démocratie saine et au plus proche de tous ! Voici quelques lignes pour vous en convaincre !

Les faits le démontrent tous les jours : notre modèle de société craque de partout ! La crise est économique, sociale, environnementale et même démocratique. Il ne faut pas être économiste pour saisir que la mise en compétition des économies mondiales et le « tout aux multinationales » tire la prospérité du plus grand nombre vers le bas. Il ne faut pas être sociologue pour comprendre que ce n’est pas en dressant les gens les uns contre les autres (travailleurs/chômeurs ; autochtones/allochtones ; jeunes/seniors ; chrétiens/musulmans/laïcs ; etc.) que l’on va construire la cohésion sociale. Il ne faut pas être biologiste pour concevoir que la destruction systématique de notre environnement, source de toute prospérité, condamne notre bien-être. Il ne faut pas, non plus, être politologue pour sentir que le débat politique vole trop souvent au ras des paquettes, que trop de même personnes exercent trop de responsabilités et trop longtemps, et que la démocratie est devenue trop technocratique.

Tous les jours, le système néo-libéral dominant montre ses limites. Tous les jours, ce système et ses remèdes sont démentis par la réalité et la rationalité puisqu'ils sont continuellement tenus en échec par leurs limites humaines et environnementales et par leurs propres contradictions économiques et politiques. Pourtant, les partis traditionnels de gauche, comme de droite, les partis plus extrême, à gauche, comme à droite, continue de soutenir le modèle…

Aujourd’hui, seule l’écologie politique propose une véritable alternative pour une transition vers une société moins inégalitaire, une économie au service des gens, une humanité en paix avec son environnement et une démocratie saine et au plus proche de tous.

A gauche, cela fait maintenant des années que le parti socialiste a capitulé face au néo-libéralisme, à la toute-puissance du marché, au pouvoir des multinationales…. La gauche vote depuis des années la privatisation des entreprises publiques, les mesures d’austérité, les dispositions favorisant l’érosion de la sécurité sociale (manipulation de l’index, dégressivité et extinction d’allocations). Et si effectivement, les socialistes se font encore les champions de quelques causes sociales, cela donne l’impression que c’est pour mieux faire illusion. C’est un château de sable qui se prend pour une digue ! Enfin, au niveau européen, socialistes européens et conservateurs sont toujours d’accord pour gouverner ensemble !

Plus à gauche : pas grand-chose ! Un discours qui a 150 ans et qui se modernise à la marge et en apparence en intégrant quelques propositions que les écologistes présentent depuis plus de 30 ans. Il n’y a surtout aucune remise en question fondamentale de la manière dont notre société produit ses richesses. Il y a seulement la promesse de mieux répartir grâce à un Etat tout puissant et dirigiste.  Par contre, on cherchera les solutions et propositions pour les petits indépendants, l'économie sociale, le non-marchand vecteur de tant d'innovation, de créativité… et d'emploi. Et derrière les discours  souvent simplistes, quelle place pour la mobilité, le renouveau démocratique, les questions de société… Pour toutes ces questions, mieux vaut passer son chemin. Prendre ses responsabilités et peser sur le réel ? On attendra le « grand soir ».  D’ici là, on montre ses belles dents de tigres de papier.

À droite, il y a également longtemps que toute idée de liberté a disparu. Les dogmes néolibéraux font perdre la tête à de prétendus « libéraux » qui donnent tous les privilèges aux investisseurs étrangers, et qui favorisent les grands monopoles. « Compétitivité toute », mais en omettant de préciser que les plus gros ont plus de chance de gagner, et que qui dit compétition, dit gagnant… et perdant ! Regardez les intérêts notionnels, ce système qui prive l’Etat de 6 milliards d’euros de rentrées chaque année : alors que les PME représentent plus de 60% de l’emploi privé en Wallonie et créent de l’emploi chez nous, elles ne bénéficient qu’à hauteur de 20 % de cette politique. Le reste va aux multinationales et à leurs banques financières. Grâce aux intérêts notionnels, ces banques internes des multinationales n’ont payé qu’entre 2,6 et 4,3% d’impôts entre 2007 et 2011, alors que leurs bénéfices ne font qu’augmenter. À droite, on veut moins d’État et moins d’impôts mais plus de policiers, plus de frontières et plus de règlement pour limiter les possibilités sociales, culturelles et économiques du citoyen lambda. La démocratie ? À droite, c’est une affaire de technocrates ! Résultats : concentration des richesses, sentiment d’insécurité et déprime de l’économie locale… Il n’y a plus que dans leur discours que les hommes politiques de droite défendent les indépendants et petits entrepreneurs…

Plus à droite… n’en parlons même pas ! Dans le cas du PP, il s’agit d’une droite réactionnaire, xénophobe qui défend la fin de l’index, la limitation des droits des homos, la libre circulation des armes, nie le réchauffement climatique... Un peu de Le Pen, un peu de Dewever, un peu de Sarah Pallin… Le populisme et la démagogie n’engendrent pas de programme, seulement des slogans et du rejet de l’autre.

Soyons clair, aujourd’hui, seul Ecolo propose et défend à la fois une vision réellement sociale de notre avenir tout en promouvant l'émancipation et l'autonomie... L’écologie politique est progressiste et entend garantir les droits et les libertés de chacun. C’est une dimension politique qui dépasse aujourd’hui tant les conservateurs de gauche que de droite qui aiment à faire passer l’idée que l’écologie politique en général, et Ecolo en particulier, ne s’intéressent qu’à la seule défense de l’environnement.

L’écologie politique n’est pas un dogme ou une idéologie toute faite, c’est l’articulation de cinq valeurs fondamentales que sont la démocratie, la responsabilité, la solidarité, l’autonomie et la non-violence. Le programme d’Ecolo est construit autour de ces cinq valeurs. Relisez-le en y pensant.

Pour Ecolo, ce sont les gens qui ont les solutions. Les décisions doivent venir de la base. L’attachement des écologistes à la valeur démocratie fait que jamais Ecolo ne suivra ceux qui pourraient être tentés, bientôt, au nom de l’urgence environnementale par exemple, de promouvoir un pouvoir autoritaire. Face à la crise environnementale, le changement doit venir à la fois de la modification des comportements individuels, de la réorientation et de la régulation des politiques publiques. Arrive ici la valeur responsabilité : pour éviter tout régime ou système autoritaire, il faut que chacun joue un rôle dans la transformation de la société. La responsabilité, c’est aussi vis-à-vis de ceux qui ont moins de chance chez nous, des populations des pays du Sud et de ceux qui viendront après nous. Notre société de consommation confisque trop de ressources et n’en laisse pas assez aux peuples de Sud et aux générations futures. Enfin, la responsabilité, c'est aussi, en tant que parti, accepter de jouer un rôle, prendre part aux décisions, être prêt à soumettre ses idées aux citoyens…  D’où la valeur solidarité qui nous oblige à raisonner globalement, à ne laisser personne de côté. Quant à la valeur autonomie, c’est la condition de la responsabilité. Cette autonomie, c’est aussi la liberté de choisir et d’entreprendre, qui rend responsable de ses actes. Mais, avec l’exigence de solidarité, l’autonomie n’est pas l’individualisme. Enfin, dans un système démocratique, où les citoyens sont autonomes, responsables et solidaires, la violence n’a pas sa place. La valeur non-violence couronne donc la vision écologiste. 

Fort de cette vision, avec tous et pour tous, Ecolo entend continuer de travailler pour améliorer la gouvernance des institutions, renforcer la sécurité sociale, promouvoir l’activité économique locale et les PME, développer les énergies renouvelables (et donc l’indépendance énergétique belge et européenne), restructurer la mobilité et défendre l’enseignement et la culture, …

Nous arrivons à une époque charnière. Beaucoup de choses changent et beaucoup vont encore changer. Les évolutions à venir à moyen et long termes seront profondes, pour ne pas dire vitales. Nous ne parviendrons à réussir la transition vers une société qui respecte l’équilibre entre bien-être individuel et collectif, entre respect de ressources naturelles, cohésion sociale et stabilité de l’économie, qu’avec de nouveaux outils et modes de pensée. Dans les années qui viennent, il sera crucial que les écologistes aient de plus en plus leur mot à dire, puissent impulser de nouvelles dynamiques, soutenir les alternatives naissantes, favoriser la transition et freiner les choix peu judicieux qui malheureusement continueront certainement à être imposés à tous.

Ce combat, nous ne pouvons le réussir qu'avec chacun de vous !

 « La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s'attendre à un résultat différent. » Alors ce 25 mai, n’hésitez pas, votez avec votre temps, votez pour la seule alternative politique crédible, en Wallonie et ailleurs.

 


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