Un projet moderne et alternatif pour sortir des vieilles recettes et de l’austérité

24/02/2014

Les candidats Ecolo de Huy-Waremme mèneront donc campagne au 4 coins de la Province. Par rapport à cette campagne fédérale, nous avons aujourd’hui l’envie de mener une campagne « couteau entre les dents » face à la manière dont le Gouvernement fédéral, dirigé par un socialiste, un comble !, a globalement géré les conséquences de la crise financière et de la dette publique sur les finances belges.

Les candidats Ecolo de Huy-Waremme mèneront donc campagne au 4 coins de la Province. Par rapport à cette campagne fédérale, nous avons aujourd’hui l’envie de mener une campagne « couteau entre les dents » face à la manière dont le Gouvernement fédéral, dirigé par un socialiste, un comble !, a globalement géré les conséquences de la crise financière et de la dette publique sur les finances belges.

Le député wallon Stéphane Hazée a une formule pour résumer cette action : « il fallait réguler les marchés et soutenir les citoyens et ce gouvernement a fait le contraire ».

C’est totalement juste. Nous devons cependant être conscients à l’heure d’entamer cette campagne que ce constat est globalement celui que l’on peut tirer de l’action des Gouvernements fédéraux rouges-bleus-oranges (dans l’ordre et la composition que vous voulez) depuis les années 80. J’écarte la période Arc-en-ciel de 99 au cours de laquelle nous étions au pouvoir, non pas par facilité mais parce que cette période, fut une période de partage des « fruits de la croissance » moins agitée sur le plan social.

Dans le texte de ma candidature pour la liste fédérale, je pointais les grandes privatisations des années 90. Mais c’est à la relecture d’interviews de Jacky Morael parues au cours des années 80 et 90 que j’ai pu conforter ce sentiment. Privatisations, dogmatisme budgétaire, absence de projets d’avenir positifs et porteurs pour les citoyens, pour les générations futures et l’environnement....

Laissons un instant parler Jacky :

« Elio Di Rupo comme d’autres dans son parti ont participé à une série de déglingues de l’Etat dans différentes fonctions au même titre que les sociaux chrétiens ou des libéraux. Le parcours et les décisions d’Elio Di Rupo sont bien plus symptomatiques d’une certaine forme d’idéologie dominante. » 

(La Libre Belgique, 25 octobre 96)

« Le Gouvernement est occupé à faire descendre les difficultés vers les communautés et les régions. »

(La Wallonie, 4 mars 94)

« Les partis traditionnels créent de l’exclusion puis se plaignent de ses effets »

(La Wallonie, 4 mars 94).

« On ne mène pas une politique en disant qu’on n’aime pas beaucoup ce qu’on fait mais que si d’autres étaient à sa place ce serait pire »

(Le Soir, 9 mars 95)

Ces propos et analyses, à l’heure où notre société est à nouveau prise entre le marteau des politiques d’austérité et l’enclume de l’impasse sociale, peuvent sembler décourageants tant le contexte et les réponses qui sont apportées par les partis traditionnels semblent cycliques. Ils démontrent pourtant également que le projet écologiste reste et est un vrai projet d’alternative politique dans un contexte de crise. Ils démontrent également un impératif : mettre en avant notre projet. Comme le soulignait encore Jacky Morael :  

« L’écodéveloppement implique pour nous la recherche d’emplois durables tournés vers la satisfaction des besoins des gens et vers la réduction des dégâts écologiques et sociaux. »

(La Wallonie, 4 mars 94)

Voilà une synthèse claire du projet Ecolo que nous défendrons à nouveau lors de cette campagne fédérale au travers de propositions claires et ambitieuses. En matière de fiscalité et de financement de l’économie réelle, nous soutenons une politique fiscale ciblée vers les PME et vers les investissements porteurs pour répondre aux défis démographiques et liés à la transition énergétique de l’économie. Sur le plan socioéconomique, avec la proposition, notamment, de créer un livret vert dans chaque banque, nous voulons soutenir l’économie réelle et les secteurs d’avenir. Sur le plan de l’emploi, la proposition d’un plan tandem permettrait un partage du temps de travail entre les générations. En matière de mobilité, nous revendiquons des investissements qui permettraient (enfin) d’offrir un service correct aux navetteurs …

Voilà les axes forts qui constitueront notre campagne fédérale.

A Liège et à Huy-Waremme, on connait le prix des politiques de privatisation d’entreprises, le prix du désinvestissement des missions de la SNCB (cf. l’état de nos gares) et aujourd’hui le prix de l’austérité fédérale qui impacte nos communes, le sort des travailleurs du secteur des titres-services, des personnes sans emploi et bientôt (1er janvier 2015), des personnes qui ont recours aux allocations d’insertion.

Face à cette société belge en crise, Ecolo a su, sait et devra démontrer qu’il est une alternative possible aux politiques traditionnelles et vieilles recettes, loin des slogans et des populismes.

C’est notre ambition pour cette campagne en province de Liège. En avant !  

Nicolas Parent
2ème sur la liste Chambre

Muriel Gerkens,
Tête de liste à la Chambre 

 


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