De l’indignation et de l’engagement pour un autre projet politique pour la Belgique et Liège !

24/02/2014

Conférence de presse pour la présentation de la liste pour les élections fédérales

Au-delà de l’aspect purement arithmétique, il s’agit d’une élection toute particulière pour les écologistes et particulièrement à Liège.

Cette campagne à venir sera en effet marquée par un contexte qui ne cesse de se dégrader depuis 2008 : crise socioéconomique, crise environnementale, montée des inégalités sociales.
Une région comme Liège, au sens large, a été particulièrement marquée par les décisions prises par ce contexte. Des milliers de travailleurs ont été touchées par les fermetures et restructurations notamment les travailleurs d’Arcelor-Mittal, frappés par ce capitalisme financier devenu fou. Nous avons été d’autant plus frappés par cette violence sociale et économique à Liège que le cynisme de cette actualité a été renforcé par des décisions politiques qui ont suscité notre indignation. Nous pensons notamment à la politique des intérêts notionnels, adoptés par les socialistes et les libéraux, qui privilégie encore aujourd’hui d’avantage les multinationales qui délocalisent plutôt que les PME qui créent de l’emploi.

A la détresse des travailleurs, le gouvernement fédéral a répondu en activant des politiques en adoptant des politiques antisociales qui pénalisent les victimes de la crise, nombreuses dans notre province…Evoquons notamment les politiques d’exclusion du chômage renforcée alors même que notre pays compte plus de 610 000 chômeurs.

Face à cela, certains s’indigent tout en soutenant la politique du gouvernement fédéral qui rassemble l’ensemble des familles politiques traditionnelles et s’attaque aux victimes de la crise sans proposer de réelles solutions de redéploiement de l’économie. Ce contexte a nourri le populisme de tout bord, parfois nauséabond. Dans ce contexte difficile, les écologistes ont choisi, eux, d’être volontariste et propositionnel.

Volontariste comme le sont aujourd’hui les représentants Ecolo au groupe fédéral qui, depuis l’opposition, dénoncent le dogmatisme budgétaire du gouvernement fédéral. Propositionnel aussi, car il est de la responsabilité des responsables politiques d’apporter un projet et de l’espoir à ses citoyens :

- Plan tandem pour l’emploi, mobilisation de l’épargne via la création de livrets verts, séparation des métiers bancaires, soutien à l’isolation des bâtiments…Autant de propositions que nos parlementaires en place ont défendu et que nous défendrons à nouveau durant cette campagne pour moderniser notre projet de société.

2013, c’est aujourd’hui l’heure des bilans : avec le constat que oui nous avons un acteur de changement en Wallonie, notamment en matière de redéploiement économique, et le constat aussi que ce gouvernement fédéral n’a pu trouver mieux que l’austérité comme dénominateur commun.

Si les candidats qui se présentent face à vous aujourd’hui ont des profils différents, nous partageons tous le même constat. La crise détourne une partie de la population de la politique ou l’entraîne vers les extrêmes mais Ecolo se battra pour réaffirmer et convaincre qu’il n’y a pas de fatalité et qu’il y a de la place en Belgique pour un projet de société moderne et alternatif.

Avec cette détermination, nous espérons bien entendu convaincre un maximum de nos concitoyens.

En 2010, nous avions réalisé 13,83% et envoyé, comme en 2007, deux parlementaires à la Chambre à savoir Muriel Gerkens et Eric Jadot. En 2012, nous avons réalisé 14,76% des suffrages aux élections provinciales et nous pouvons également compter sur des dynamiques régionales fortes.

Avec ces atouts et une liste qui s’annonce complémentaire à tous les niveaux, notre volonté est donc d’encore progresser avec cette nouvelle équipe pour défendre avec vigueur le projet écologiste au parlement ces prochaines années.

 


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