Qui suis-je ?

Nicolas Parent

33 ans, habitant d’Antheit (Wanze), conseiller communal, ancien enseignant, ancien journaliste, jeune papa…

Je n’ai jamais vraiment parlé politique au sens strict à la maison, du moins je le pensais. Mais la politique est présente un peu partout dans notre société qu’on le veuille ou non. Donc quand mes parents discutaient dans les années 90 des privatisations de la poste et de la CGER où ils travaillent respectivement, c’était évidemment lié à des décisions politiques. Idem quand ils s’expliquaient au fil des années l’augmentation respective du stress sur leur lieu de travail, les injonctions en matière de rendement, les travailleurs en fin de carrière qu’on case dans des services déconsidérés etc…. De même, durant les années 90, je ne pense pas encore une seconde à la politique quand je vais à l’école à Wanze puis à l’Athénée de Huy mais je suis dans le salon quand on regarde les infos. Je regarde la société belge qui se déglingue, la marche blanche, les politiques qui défilent dans le poste dont le Secrétaire fédéral d’Ecolo, un certain Jacky Morael, que mon père écoute même si il vote socialiste.

Puis arrive l’unif, pour moi ce sera la section histoire. Mon sujet de mémoire portera sur le rexisme en région hutois, essentiellement l’épisode politique d’avant la guerre. Durant la réalisation de celui-ci je lis les billets d’humeur des politiques locaux contre le rexisme. Ces gens se battent avec passion pour leurs idées et pour leur conception de la démocratie. Des noms parfois bien connus encore dans la cité du Rondia et d’autres au-delà comme Edmond Leburton.
De la lecture de la presse locale, je passe durant mes études à l’écriture en proposant mes services au journal La Meuse Huy-Waremme puis quelques années plus tard à la Libre Belgique/Gazette de Liège. Après une flopée de sujets de terrain sur les activités diverses organisées dans la région, je suis progressivement la vie politique et les conseils communaux. En 2006, j’ai la chance de couvrir la campagne communale. Un moment intense. Pour la Libre Belgique, je dois suivre la campagne hutoise précédée par une kyrielle de dossiers polémiques généreusement alimentée par la Bourgmestre Anne-Marie Lizin.

La fin des années à l’unif c’est aussi la découverte de Bplus, association qui milite contre le séparatisme et pour le rapprochement des communautés en Belgique. J’en deviens membre, puis animateur de la section ULg, puis de la province de Liège et enfin vice-président. C’est l’heure de la campagne pour une idée dont je suis toujours un farouche partisan à savoir l’instauration d’une circonscription fédérale. Celle-ci permettrait de voter pour des représentants politiques qui feraient campagne d’Ostende à Arlon face au même électorat sans surenchère communautaire. Puis au fond, les matières fédérales concernent tous les Belges non ? Alors il est normal qu’une partie des élus soient confrontés à tous ces Belges.
Lors des débats organisés sur le sujet, je rencontre le Secrétaire fédéral d’Ecolo, l’Amaytois Jean-Michel Javaux. Je découvre à travers ces interventions qu’Ecolo soutient la circonscription fédérale, qu’il a un groupe commun avec Groen. Ca m’intrigue, je décide de passer la porte du congrès qui suit et qui porte sur « la solidarité au cube ». C’est le début de l’engagement.

Après avoir bourlingué comme jeune prof d’histoire dans toute la province (Huy, Hannut, Welkenraedt, Aywaille, Stavelot, Malmedy…) pendant trois ans, je décide en 2009 de postuler au service presse d’Ecolo sur base de mon expérience journalistique et de la formation interne que j’ai suivie durant un an, l’académie verte. J’y entre en août 2009 comme attaché de presse en charge des matières fédérales. Je n’ai pas quitté ce poste depuis. Je deviens également au même moment co-président des jeunes Ecolos de Huy-Waremme. Ces expériences et les campagnes que j’ai mené en 2009, 2010 et 2012, avec pour cette dernière la joie d’avoir pu décrocher un poste de conseiller communal, m’ont permis de me plonger dans différentes matières qui me tiennent à cœur : mobilité, gouvernance, jeunesse mais aussi les questions sociales et liées à la solidarité…. Je porte ces dossiers au quotidien avec par moment de l’indignation mais également de l’engagement, de l’enthousiasme et surtout la volonté de faire progresser un projet, le seul projet politique qui tient compte des citoyens d’ici et d’ailleurs et d’aujourd’hui et de demain.

 

Nicolas Parent - ECOLO